PEINES MINEURES
PEINES MINEURES
Je commence à intervenir au Quartier Femmes mineures des Baumettes en 2017. Au départ, sur des temps courts, pour appréhender le contexte et le lieu. Je rencontre M., L., C, ... pendant de ce premier atelier.
Je retrouve L. l'année suivante, pour un worshop au long cours.

Nous échangeons. Elles me parlent. J'entends que, ce qui est vécu ici, entre ces murs est rempli de douleurs, de devoirs, d'obligations ; elles sont en quête d'un « ailleurs » et de liberté.

À partir de cette réalité qui impacte leurs corps, leurs mouvements, leurs pensées, et des obstacles liés à la langue, je ré envisage la nature des images, pour laisser plus de place au corps.

Nous initions ensembles, des sessions de mouvements « improvisés » photographiés.
Ce jour là, nous parlons de nos corps, de leurs formes, de nos singularités, de respect, de croyances et de foi.
À la fin de cet échange, je demande à A. si elle accepte d'être photographiée.

Dans un tête à tête, j'explique le mode opératoire que j'aimerai suivre pour la prise de vue. Là, elle s'élance, et, pour la première fois, je peux voir qu'elle joue de la contrainte dans une liberté certaine.

Triptyque photographique, tirages jet d'encre sur papier mat, 150 cm x 224 cm
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